Bilan d’étape du démantèlement du pôle 3 E dans les DIRECCTE

Date juillet 11, 2019

Vous trouverez ci joint le compte-rendu de la CFE CGC / UNSA concernant le groupe de travail qui s’est tenu le 5 juillet à Bercy.

En synthèse, sur les 417 agents concernés, 285 ont été reclassés ou sont en phase de reclassement avancée. 132 agents étaient donc toujours en attente d’un reclassement. Sur ces 132 agents, 14 ont obtenu l’assurance d’être intégrés à une direction des finances, 26 sont en attente de décision de reclassement dans une direction des finances. Il reste environ 90 agents qui pour l’instant n’ont aucune solution amorcée.

Compte rendu CTM Dirrecte du 5 juillet 2019

 

 

 

Circulaire relative à la transformation des Administrations centrales : partez à la campagne pour votre bien !

Date juillet 4, 2019

Vous trouverez ci-joint la circulaire du 5 juin 2019 relative à la transformation des administrations centrales et aux nouvelles méthodes de travail. Cette circulaire prévoit, entre autres, des délocalisations de services d’Administration centrale en province. Pour l’instant, nous ne savons évidemment pas quels services sont concernés. On remarque cependant dans la circulaire que l’Etat veille bien sur ses agents ! Il est écrit que ces délocalisations « permettront à certains agents publics volontaires de bénéficier de conditions de vie plus favorables ». Agents parisiens, la campagne est bonne pour vous, nous agissons pou votre bien, votre santé physique et morale! Peut être que le gouvernement, s’il reconnaît que les conditions de vie sont si difficiles à Paris, devrait-il penser à augmenter l’indemnité de résidence… On notera aussi au chapitre 5 qu’il faut au moins une circulaire du Premier ministre pour définir les règles de base d’organisation d’une réunion : envoyer une convocation, être face à des participants mandatés, envoi des documents de travail, diffusion d’un compte rendu… Enfin, comme le souligne le chapitre 6, il faut au moins une circulaire de 6 pages pour dire qu’il y a trop de circulaires… On regrette beaucoup la non application de la consigne d’un gouvernement précédent qui préconisait de ne rédiger que des circulaires de deux pages maximum…

Circulaire5juin2019transformationAC

Avenir de la Fonction Publique : l’heure des revendications, mobilisation le 27 juin

Date juin 17, 2019

Le 2 juillet, un rendez vous avec le gouvernement est prévu concernant la politique salariale de la Fonction Publique. Une action intersyndicale unanime est prévue à cet effet (voir le tract ci-joint).

La CFE CGC centrale relève un point qui lui tient particulièrement à cœur : le jour de carence. Nous nous opposons farouchement à cette disposition. Une étude menée par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé, publiée en 2009, montrait ainsi que 66% des salariés bénéficient d’une prise en charge du délai de carence par leur prévoyance entreprise. Dans la fonction publique en revanche, il n’y a pas de compensation financière. C’est donc la mise en place d’un faux dispositif de rétablissement d’égalité, qui pénalise une fois de plus les fonctionnaires. Bien sûr, ma mise en place de cette mesure sous-tend l’idée que les fonctionnaires sont des bons à rien,  fanatiques des congés maladie… C’est une fausse idée aussi : une enquête de la DARES, qui dépend du ministère du Travail, assure que le taux d’absentéisme dans la fonction publique est de 3,9%. A peine plus que dans le privé (3,7%).

Rendez vous est donné le 27 juin, à 12h, devant Bercy, pour faire entendre collectivement nos revendications.

Le tract de l’intersyndicale

La CFE CGC centrale finances présente à la manifestation du 27 juin devant Bercy

Réforme des DIRECCTE : protocole pour l’accompagnement des agents

Date juin 13, 2019

Vous trouverez par ce lien le protocole signé le 17 mai 2019 qui met en œuvre le plan d’accompagnement des agents impliqués par la restructuration des DIRECCTE

Le protocole

Grève du 9 mai et ses suites : mobilisation contre le projet de réforme de la fonction publique

Date mai 20, 2019

Le 9 mai était une journée très importante de mobilisation contre le projet de loi réformant la fonction publique, il était nécessaire de montrer au gouvernement notre opposition à ce projet qui jette les bases d’une déconstruction de notre Service Public. L’intersyndicale de la centrale Finances, constituée de la CFE CGC, FO, la CGT et SUD solidaire a appelé à la grève les agents de Bercy par une distribution massive de tracts. La mobilisation a été importante au ministère de l’économie et des finances, particulièrement grâce aux agents de la DGFIP, qui est sans aucun doute (et par ailleurs) la direction ministérielle la plus impactée en termes de restructurations et de pertes d’emploi.

Hélas, il ne faut pas se voiler la face, le niveau de mobilisation global pour la fonction publique est insuffisant pour faire reculer le gouvernement : cette deuxième quinzaine de mai est consacrée à l’assemblée nationale à l’examen du projet de loi, et celui-ci se trouve déjà adopté en grande partie en première lecture, le gouvernement s’appuyant bien sûr sur sa large majorité de députés. On retient le discours répété de Mr Olivier Dussopt, secrétaire d’ état à la fonction publique, qui, comme par auto-conviction, déclare que les fonctionnaires sont en attente de cette réforme… Ce n’est pas du tout ce qu’entendent les syndicats, qui se sont unanimement opposés à ce projet de loi, et qui eux, entendent un autre discours, mêlant dépit et résignation.

Pour rappel, la CFE CGC voit dans cette réforme deux conséquences néfastes majeures : 1/ une perte de protection individuelle des intérêts des agents titulaires, qui se retrouveront de plus en plus seuls pour défendre leurs intérêts face à leur employeur, l’État. 2/ un développement des l’embauches d’agents sous contrat, qui va déstabiliser les possibilités de déroulé de carrière des titulaires, sans apporter plus de garantie d’efficacité et de neutralité au fonctionnement de l’État.

Réforme des statuts, réorganisation des services, suppressions de postes, aidées par les vagues massives de départs à la retraite, il s’agit là d’une situation extrêmement favorable pour que le gouvernement mène à bien son dessein à long terme de transformation de la fonction publique française, selon des principes néo-libéraux dont l’efficacité reste à démontrer et dont on sait surtout très bien qui sortira perdant : les agents publics, de plus en plus sous contrat, précarisés, individualisés dans leur gestion, et donc fragilisés.

Train d’enfer gouvernemental pour la réforme de la fonction publique

Date mars 20, 2019

Rien n’y change, c’est à un train d’enfer, et par un passage en force que le gouvernement poursuit sa manœuvre pour réformer la fonction publique. Les syndicats ne sont visiblement là que pour le décor, Des 350 amendements présentés par ceux ci concernant le projet de loi initial, à peine un cinquième ont été retenus, et sur des points à la marge. L’objectif est de présenter le projet de loi au conseil des ministres du 27 mars, pour un projet adopté pour l’été, calendrier visiblement gravé dans le marbre. Peut être le gouvernement compte-t-il aussi sur le rideau de fumée du grand débat et de l’annonce de ses restitutions pour masquer les effets de cette réforme qui va considérablement affecter le statut de la fonction publique française. Une réforme qui n’était d’ailleurs pas un sujet retenu dans le grand débat… Heureusement, les agents des administrations se mobilisent, le mécontentement se développe, autour de problématiques métier, comme à la DGFiP, à la Douane ou encore à l’éducation nationale, avec des taux de grévistes importants. Tout ce mécontentement doit se cristalliser autour de ce projet de loi destructeur de la cohésion et du statut des fonctionnaires ; c’est le souhait de l’ensemble des syndicats, dont bien sûr la CGC. Des rassemblements de protestation sont prévus le 27 mars, jour du conseil des ministres, et une journée d’action et de grève est dorénavant programmée le jeudi 9 mai.

Tract de l’intersyndicale

Mobilisé.e.s dans l’unité pour l’avenir de la Fonction publique

Date février 26, 2019

Le violent épisode des gilets jaunes qui secoue notre pays depuis plusieurs mois maintenant, et dont l’essoufflement actuel ne signifie en rien une sortie de la crise sociale qui couve, aura au moins eu un avantage pour le gouvernement : celui d’occulter en partie le train des réformes annoncées, à marche forcée, et sans plus de concertation qu’attendue. Le président Macron et son gouvernement occupent l’espace médiatique en ayant ouvert « le grand débat ». Cela permettra d’alimenter l’actualité politique française jusqu’à la fin du printemps, puisque la synthèse est attendue au mois d’avril. Mais, en matière de « débat », il en est peu question concernant le projet de loi « de transformation de la Fonction publique », où il s’agit plus d’imposer que de se concerter, Les organisations syndicales de la Fonction Publique s’opposent à la méthode et au contenu. Vous trouverez ci-dessous leur déclaration commune :

Mobilisé.e.s dans l’unité pour l’avenir de la fonction publique

Nos vœux pour 2019

Date janvier 9, 2019

Le syndicat CFE CGC Centrale finances a le plaisir de vous adresser ses meilleurs vœux pour l’année 2019, santé et prospérité pour vous et vos proches.

A titre syndical, une année qui va sans doute être marquée par une réforme importante de la fonction publique, dont on connait déjà en grande partie les attendus : suppressions de personnel, développement de la contractualisation, réorganisation des services, etc… Toutes les propositions ne seront sans doute pas à contester, mais la réduction du champ du dialogue social va nécessiter une vigilance toute particulière de la part des partenaires sociaux pour éviter une casse du service public à la mode (ultra) libérale. La réforme des retraites concomitante ne prévoit pas de nous épargner également. La CFE CGC, dorénavant représentative au Comité Technique Ministériel (CTM) avec son partenaire UNSA, veillera autant que possible à défendre les intérêts des agents, et particulièrement de l’encadrement des ministères financiers, pour son périmètre. Nous savons déjà que le ministère sera l’un des plus gros contributeurs en termes de suppressions d’emploi, principalement à la DGFIP. Les services d’administration centrale seront sans nul doute mis à contribution également. Le Président de la République et le gouvernement ont déjà bien annoncé qu’ils maintiendront la mise en œuvre de trois réformes importantes : fonction publique, retraite et assurance chômage. Deux vont nous concerner directement, et nous savons d’avance que les propositions seront régressives. Dans un contexte social très chahuté lié à une certaine surdité du gouvernement, la défense de nos droits et de nos conditions de travail va être un dur combat.

Dossier carrière version novembre 2018 des attachés d’administration de l’État

Date novembre 23, 2018

La fédération des cadres CFE-CGC élabore régulièrement des dossiers carrière vous permettant de disposer de toutes les informations utiles concernant votre corps d’origine, en termes de textes réglementaires, de grilles indiciaires et de rémunération ou de possibilités de promotion. Nous vous proposons ici la mise à jour de novembre 2018 du dossier carrière des attachés d’administration de l’État, intégrant toutes les revalorisations liées à la mise en œuvre du protocole PPCR (Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations). Nous rappelons que la CFE CGC a activement participé à ce chantier PPCR et a signé ce protocole, au bénéfice (non exclusif) de l’encadrement. Nous revendiquons dorénavant l’application complète du dispositif, non encore finalisé, et la poursuite du rééquilibrage entre l’indiciaire et l’indemnitaire.

Bonne lecture !

Pour télécharger le guide, cliquez ici

Une version papier peut vous être adressée par courrier, il suffit de nous la demander par mél.

Elections professionnelles 2018 : quels enjeux ?

Date septembre 27, 2018

Femmes et hommes cadres du ministère de l’économie et des finances, nous sommes des rédacteurs, des experts, des chefs de projet, des managers, titulaires ou contractuels. Nous voyons notre administration et son cadre de travail évoluer, très vite, sous la pression des réformes. En conséquence, nous subissons une accélération et une multiplication des processus, des demandes de reporting. Nos tâches doivent être de plus en plus exécutées dans la précipitation, parfois sans véritable fil conducteur, sans finalité claire, sans logique. Par ailleurs, nous subissons la baisse des effectifs, le développement de l’individualisation, la culture du résultat et des objectifs à tout prix, sans toujours en comprendre le sens exact. Nos messageries débordent, les réunions s’accumulent, nous n’avons plus de temps pour nous former. Pour couronner le tout, les rémunérations stagnent, les débouchés se raréfient, les possibilités de mobilité se réduisent.

 Certes, les réformes de nos organisations sont nécessaires et inéluctables pour s’adapter au monde numérique mais elles ne doivent pas être effectuées sur le seul dos des agents et des cadres, en matière de charge et de bien-être au travail, mais aussi de carrière, de rémunération et de formation. Nous avons des statuts, des droits, réfléchis et construits, des cadres collectifs de négociation installés, qui nous protègent de l’arbitraire et nous apportent la sécurité nécessaire pour remplir sereinement nos missions de Service Public. Tout ce patrimoine est actuellement en cours de démantèlement pour s’orienter vers une Administration à la mode anglo-saxonne, où l’agent public sera la variable travail, isolée, individualisée et traitée comme telle. On nous assure que le Service Public n’en sera que plus efficace.

 Notre syndicat CGC combat cette évolution programmée : nous continuerons à défendre le statut des fonctionnaires et le dialogue social qui doit l’accompagner, garant d’une protection collective et forte, et garant de l’exécution de nos missions d’une manière neutre et impartiale. Nous défendons aussi fortement le principe de polyvalence du fonctionnaire dans le déroulement de sa carrière, source de richesse et de régénération. Nous ne nous opposons pas à la mise en place de systèmes de rémunération au mérite pour récompenser ceux qui fournissent le plus et le mieux, à la condition absolue que les systèmes mis en place soient véritablement transparents et non arbitraires. Notre syndicat n’est pas défavorable au recrutement des contractuels, mais sans que cela devienne systématique, dans un esprit de complémentarité et sans opposition, sur des missions spécialisées où les compétences sont indisponibles. Des agents contractuels qui doivent également être protégés par le statut qu’on leur attribue.

 Ce sont ces principes généraux auxquels la CGC est attachée, au-delà de la défense des agents au cas particulier, dans le cadre de recours, de promotion, de mutation, de difficultés personnelles au sein de leur service : un syndicalisme réformiste, ouvert, mais vigilant pour le respect de vos statuts, de vos droits et de vos conditions de travail.

 Pour les élections professionnelles 2018, nous comptons sur votre soutien. Votez CGC, adhérez, ou rejoignez-nous en exprimant votre souhait de participer à nos listes de candidats. C’est pour vous le moyen de signifier votre engagement sur les valeurs que nous partageons et d’avoir l’appui d’une organisation syndicale qui s’engage à les défendre et à les promouvoir.